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La Vallée de L'Orotava constitue un complexe naturel idéal pour l'évolution des élèves de parapente et le perfectionnement des pilots débutants. Il ne s'agit pas seulement d'une zone de vol de grand intérêt paysagistique, il est au même temps, et dû à ses spéciales caractéristiques aérologiques, une zone (comprise parmi la partie moyenne de Santa Ursula et les pentes de Tigaiga et La Couronne dans Los Realejos), qui permet la pratique régulière et sure du vol en parapente, sans exiger au retour un niveau technique dépuré comme c'est nécessaire dans d'autres endroits à Tenerife.
Aux yeux du pilot qui vient d'arriver sur place, les divers scénarios et conditions peuvent paraître un peu compliqués, mais un regard attentif nous dévoileras le magnifique potentiel comme secteur de vol, idéal pour l'évolution et progrès des nouveaux pilots.
Le climat des Iles Canaries se caractérise par une remarquable constance et régularité dans ses conditions climatiques. Ce qui peut être affreusement ennuyant pour un météorologue inquiet, c'est un avantage indubitable pour les pilots dans ses premiers vols hors de la pente de l'école.
L'île de Tenerife possède une forme spéciale qui pénètre dans le vent comme un profile aérodynamique. Dans la zone sud-est elle agit comme un « extrados » en accélérant la vitesse du vent, mais dans sa zone nord elle agit à l'inverse, en freinant la vitesse des alises et en créant une dépression locale juste dans la Vallée de l'Orotava.
Ici, littéralement le temps « on le voit venir », puisque la mer reflète toute variation dans les conditions atmosphériques avec l'anticipation suffisante pour prendre les mesures de sécurité nécessaires.
Si à tout cela, on ajoute que la zone maintient ses caractéristiques climatiques avec presque toutes les conditions météorologiques qui affectent l'archipel, on peut conclure que si on est dans le royaume des alises, la Vallée de l'Orotava est la Porte du Roi.
La pente de La Couronne, dans Los Realejos, maintient son fonctionnement régulier pendant toutes les saisons, comme s'il s'agissait d'une usine du vol , le départ des vents alises pendant la période d'hiver et son alternance pendant le printemps et l'automne, facilite l'exploration des autres zones de la vallée et des alentours.
Par exemple, avec les doux vents de l'Ouest et Nord-ouest, c'est la paroi opposée, les pentes de l'Orotava et la partie moyenne de Santa Ursula, celles qui réclament un plus grand protagonisme. En regardant au nord, toute la vallée étend ses frontières et l'activité commence aux falaises côtières, comme dans le vol de la plage de « Los Patos » (« Les Canards »).
Aujourd'hui une amélioration et une extension de décollages dans cette zone sont en project.
Finalement, nous ne pouvons pas oublier la beauté du vol depuis le décollage nord de « Izaña », à presque 2.300 mètres sur le niveau de la mer. Placé exactement dans le kilomètre 33 de la route postérieur et avec permis spécial du Parc National du Teide, le vol plané est plus facile sur toute zone de la vallée, en traversant des couches d'air de différentes caractéristiques et en permettant aux nouveaux pilotes la familiarisation avec les vols de hauteur pendant qu'ils jouissent d'un scénario naturelle unique.
Selon la journée avance et le soleil change d'orientation, la vallée adapte ses conditions à chaque moment. Les matins sont généralement dégagés en permettant le début de la convexité depuis très tôt le matin, ce qui facilite les montants thermiques sous le décollage de « La Corona » quand la paroi opposée est encore à l'ombre. A mesure que la journée se déroule, les thermiques gagnent en ampleur, bien que ce n'est pas habituel qu'elles atteignent la puissance de celles qu'on trouve dans le sud ouest de Tenerife.
A midi une couche de strate cumulus typique s'établit en général sur toute la vallée, connue localement comme « panza de burro » (ventre d'âne). Ceci génère un processus de « laminarización » (stratification) de la masse d'air qui coïncide avec l'arrivée des vents alises « modifiés » par la forme insulaire. La pente de « La Corona » est convertie alors dans un flotteur , un matelas d'air qui permet le vol avec la douceur typique des pentes côtières jusqu'à la couché du soleil.
Par contre sur les pentes orientales est habituellement à l'inverse, en étant l'après-midi le moment idéal pour profiter les douces montantes thermiques sur les pentes de La Orotava et la partie moyenne de Santa Ursula.
Même si les conditions climatiques des îles sont très stables, le mauvais temps doit aussi exercer ses droits. C'est alors que la grande épine dorsale de l'île et son imposant massif central en forme de triangle, avec des hauteurs moyennes par-dessus des 2.200 mètres, effectue son efficace travail de blocage contre fronts et tempêtes.
Pendant pas moins de 340 jours à l'an, une de ses faces maintient garanties les conditions de calme suffisantes pour le vol en parapente, et c'est quand nous avons besoin d'une alternative efficace pour continuer avec notre activité de vol, et nous apprécierons que cette zone protégée soit toujours à maximum une heure de voyage de la Vallée de La Orotava.